Boutique et restaurant, le pari gagnant?

1 septembre 2016 0h00 · Saint-Édouard

Ouvrir un petit magasin en parallèle à son restaurant, un pari rare et audacieux qu’ont décidé de faire les propriétaires du Bistrot Saint-Édouard, à Eastman en Estrie. Ils ont commencé par proposer des produits à vendre en ligne via leur site internet et espèrent pouvoir ouvrir un vrai magasin au printemps prochain.

Avec l’hiver, Laurent Auger et Sara Coupry, les propriétaires, voulaient développer quelque chose de nouveau: «C’est une saison beaucoup plus calme, moins touristique… On s’est dit que proposer nos produits transformés serait une bonne idée. Ça fait un an qu’on travaille sur le projet», détaille Laurent.

Mais le couple avoue que leurs clients leur ont aussi un peu soufflé l’idée. «Beaucoup nous demandaient s’ils ne pouvaient pas acheter certains de nos produits, comme notre terrine de boudin», poursuit le copropriétaire.

Alors en attendant qu’un petit local annexe au restaurant soit aménagé, le couple a décidé de commencer par lancer un magasin seulement sur internet. Une sorte de test. Ils y proposent du pain à base de levain fabriqué par Sara, de la truite fumée au fumoir du bistrot, du gratton de canard ou encore des saucisses de porc et du caramel salé en pot Masson.

Valoriser les produits régionaux

Laurent aimerait également proposer des abats, car il assure que les gens ont beaucoup perdu l’habitude de cuisiner ces produits. «Ce serait l’occasion de leur faire redécouvrir des plats qui ont un peu disparu, même dans les boucheries», avance-t-il.

Des produits qu’ils ont choisis car ils se conservent bien, sont faciles à transporter, et peuvent même être envoyés par la poste – sauf la viande et le poisson. «L’idée est de valoriser les produits de notre région et de proposer un élément transformé qui manque à la recette d’un client. Il aura déjà fait beaucoup de choses et n’aura plus qu’à ajouter les saucisses ou le poisson», explique Laurent.

Les propriétaires avouent que ce défi représente une dose de travail supplémentaire, et c’est aussi pour ça qu’ils prennent leur temps: «Au début, nous allons ouvrir la boutique seulement deux jours par semaine. Après, si certains de nos clients viennent au restaurant acheter un produit de la boutique, on pourra toujours s’arranger…»

Pour le moment le couple vise le marché québécois, mais qui sait, un jour leur terrine de boudin traversera peut-être les frontières…

Bistro Saint-Édouard
359, rue Principale – Eastman
450 297-0111
www.stedouard359.com

 

 

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