Première Moisson

Première Moisson : pionniers depuis 25 ans

5 octobre 2017 0h00 · Première Moisson

Faire découvrir le pain à la française aux Québécois, c’est le pari que s’est fixé Première Moisson en ouvrant sa première boulangerie à Vaudreuil-Dorion en 1992.

À l’époque, le pain tranché vendu en épicerie emballé dans un sac plastique trône dans les cuisines du Québec et les boulangeries de qualité sont encore rares. Bernard Fiset, qui a grandi auprès d’un beau-père français boulanger, décide alors de créer une boulangerie artisanale et d’initier ses clients aux joies de la baguette croustillante. « Au départ, certaines personnes se plaignaient qu’elles avaient mal aux gencives car la croûte était trop dure », raconte Manon Kirouac, directrice des communications et du développement durable chez Première Moisson.

Dès ses débuts, Première Moisson est une affaire de famille. Bernard Fiset s’est lancé dans l’aventure en association avec sa mère, Liliane Colpron – qui avait auparavant bâti puis vendu une entreprise de pains et de croissants congelés -, son frère Stéphane et sa soeur Josée. Cette dernière, qui a pris la suite de sa mère à la tête de l’entreprise, se plaît d’ailleurs à dire qu’elle est « née dans le pétrin ».

Ingrédients naturels et grains québécois

Première Moisson compte désormais 26 boutiques, dont 24 à Montréal et une à Québec. Des boulangeries qui ont évolué pour devenir également des pâtisseries et des charcuteries. Si le concept a pris de l’ampleur, le souci de la qualité n’a pas changé. Chaque modification de recette est étudiée avec soin. Et tous les points de vente disposent d’un fournil afin de produire le pain sur place.

« Madame Colpron et ses enfants ont toujours refusé la présence d’intrants chimiques ou d’agents de blanchiment dans les farines. C’est une conviction qui perdure depuis la naissance de Première Moisson, explique Manon Kirouac. Comme elle l’a toujours dit : c’est une bonne nouvelle si le pain commence à moisir au bout de quelques jours. Avoir du pain qui ne moisit toujours pas après trois semaines est anormal. »

Première Moisson tient également à favoriser l’approvisionnement local. Cet engagement l’a poussé à cofonder en 2008 la meunerie Les Moulins de Soulanges afin de produire des farines à partir de grains de blé québécois. Aujourd’hui, toutes les farines utilisées dans la préparation des produits de Première Moisson, à l’exception des farines biologiques, sont donc issues de blé cultivé au Québec.

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