Notkins, bar à huîtres

3 septembre 2015 0h00 · Notkins

Il aura fallu un architecte – Michel Lemieux – et un designer – Bruno Braen – afin de créer l’écrin parfait pour Notkins et ses trésors de la mer. Le bar à huître a ouvert ses portes en 2014 dans le centre-ville de Montréal afin de permettre au grand public de déguster sans intermédiaire les produits marins importés par Daniel Notkin, une sommité dans le domaine.

Avec le verre, le métal, le béton et le bois, la copropriétaire Émilie Rainville explique qu’on a voulu évoquer en salle la rusticité de ces petits villages de pêcheurs, style New England, tout en respectant l’esthétique austère du réputé bivalve.

Salle à manger sur deux étages, cuisine ouverte, la pièce de résistance de l’espace est cependant – sans surprise – le bar à huîtres lui-même. Creux, conçu avec deux niveaux permettant d’accueillir et de garder à la bonne température huîtres, homards et pétoncles princesse sur un étagé de glace concassée et en morceaux, et parcouru de drains qui évacuent l’eau accumulée chemin faisant.

À même les carreaux de larges fenêtres décapés de sa main, la copropriétaire Émilie Rainville écrit chaque jour la provenance des huîtres que son équipe d’écailleur proposera aux clients. À coup de 6  ou de 12 unités, le choix de l’écailleur est servi sur la glace, avec du raifort frais, une mignonette maison au vinaigre de champagne et une sauce épicée maison.

Qu’est-ce qu’on boit avec ça? Si certains n’en ont que pour les bulles – cava, prosecco ou champagne selon l’occasion, Émilie se fait un plaisir de suggérer des accords alternatifs. « Pour l’effervescence, il y a aussi la bière blonde ou blanche. Du côté des blancs, un Chablis ou un Sancerre. On peut même y aller d’un rouge léger, comme un Pinot noir de l’Oregon. » À moins qu’on ne se laisse tenter par la carte cocktail créés sur mesure…

Pour ceux et celles qui ne sont pas très chauds à l’idée de gober des mollusques crus, Notkins a prévu ample compensation : plateaux de fruits de mer, burger de homard délicatement assaisonné pour respecter la délicatesse du produit, et même steak et tartare de bœuf, qui n’exigent aucune affinité particulière avec les produits de la mer… Chacun ses goûts, mais ce serait dommage de manquer le bateau, non?

 

Texte: Héloïse Leclerc

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