Réinventer ses racines

7 juillet 2015 0h00 · Mia Tapas Indonésiens

Sans titre

Entièrement autodidacte, le jeune homme conçoit avec passion et minutie un menu frais et authentique pour son établissement montréalais.

Singgih Trisno est originaire de Surabaya, deuxième plus grande ville d’Indonésie. Située à l’est de Java, l’île la plus peuplée du monde, Surabaya détient le premier port du pays – une caractéristique importante qui influence la cuisine locale, qui met poissons et fruits de mer de l’avant.

Après quelques années passées à Bali, île volcanique de l’archipel indonésien, Singgih Trisno pose ses valises au Canada. C’est parce qu’il s’ennuyait des saveurs de son pays que le jeune immigrant s’initie à la cuisine. Autodidacte, c’est à la suite de plusieurs coups de fils à sa mère et à sa grand-mère que Simggih commence à maîtriser les recettes traditionnelles indonésiennes.

Après de nombreux voyages dans les petits marchés asiatiques du quartier Villeray, le chef retrouve enfin le goût de son enfance. « Simggih fait tout lui-même: au restaurant, aucun produit transformé n’entre dans notre cuisine », nous confie Émilie Mailhiot, co-propriétaire de Mia Tapas Indonésiens. Pour le chef, c’est une grande fierté. « Il peut passer plusieurs heures à confectionner un mélange d’épices traditionnelles afin que celui-ci soit le plus authentique possible », ajoute la restauratrice.

Pourtant, le menu de Mia Tapas Indonésiens est loin d’être fidèle à la cuisine classique indonésienne. En effet, l’établissement propose plutôt une cuisine fusion entre celle du marché et de l’Asie du Sud-Est. Aux divers tartares et plats de fruits de mer (pieuvre, aile de raie, saumon…) s’ajoutent sambal oelek, gingembre, cardamome verte et autre curcurma frais, touches exotiques qui empêchent le menu de tomber dans le déjà-vu. Il faut dire que pour Singgih Trisno, qui suit l’actualité gastronomique d’ici et d’ailleurs avec grand intérêt, proposer des plats ennuyants n’est pas une option.

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