L’Assommoir… l’univers des possibilités au fond de mon verre

25 février 2015 0h00 · L'Assommoir

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Accoudé au bar, les yeux dans la graisse de «binnes», j’épluche le menu cocktail sans trop le lire. Je ne vois que des formes, comme des messages codés. Abasourdi et ravi, je suis à l’Assommoir sur Notre-Dame et l’univers des possibilités est à mes pieds. Et justement, j’espère trouver chaussure à mon pied. J’ai entendu dire, entre les branches d’un saule (pour la poésie de la chose) qu’ils avaient la plus belle et la plus grande carte de cocktails au Canada (plus de 250). Ce n’est pas rien : c’est grand le Canada! Il n’y a pratiquement rien qu’ils ne peuvent pas concocter. Ce sont, sans aucun doute, de bien louches druides!

Ce qui est bien dans ce genre d’endroit, c’est qu’il y toujours a du staff pour aiguiller les âmes perdues comme moi. Et l’Assommoir ne manque pas à la règle. L’établissement a plus de dix années d’expérience dans le domaine du verre bien rempli et ils ont désormais trois succursales – sur Bernard et Notre-Dame à Montréal et à Ste-Julie depuis l’an dernier – pour le prouver.

L’embarras du choix, c’est fort agréable. L’Assommoir, c’est aussi prendre plus de temps à choisir son drink qu’à le boire. Dans la vie, il y a bien pire comme malheur. Vous pouvez commander un mojito traditionnel, mais vous pouvez aussi vous faire servir près d’une quinzaine de variations sur le thème. Vous préférez un martini? Pas de problème, on pourra vous le décliner d’une vingtaine de façons. Il n’y a pas de quoi se casser la tête… c’est plus le lendemain que votre caboche risque de vous faire payer si vous abusez des bonnes choses. Mais qui suis-je pour vous restreindre dans vos envies?

Personnellement, vous me connaissez, je suis plus du type «bière». En fait, vous ne me connaissez peut-être pas, mais moi je vous connais (musique dramatique)! Plus sérieusement, j’ai beaucoup apprécié de voir une section de cocktails à la bière sur la carte. Il est aussi possible de commander une bière, pure et simple, évidemment. Mais tant qu’à être dans le temple du mix, pourquoi ne pas sombrer, par exemple, dans un Noir Désir (Chambord, Bénédictine, Porto, framboise, Guinness)? Et c’est ce que je fis, sans trop de compromis.

Par ailleurs, si vous êtes en panne d’inspiration à l’apéro, je vous suggère de zieuter sournoisement «la carte à boire» de l’Assommoir. Vous pourriez y trouver des idées de cocktail fort alléchantes ou, mieux encore, avoir la conviction que vous devez vous y rendre illico pour vous faire préparer l’élixir de vos rêves.

Trois choses que j’ai particulièrement appréciées à l’Assommoir :

1) L’indescriptible carte de cocktails qui fait la renommée de l’endroit

2) Le succès du concept : il y a désormais trois succursales

3) Les poutines (faites avec du fromage en grains Boivin, oh que oui!) 

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