La Barberie – jeune depuis 1997

23 février 2015 0h00 · Microbrasserie La Barberie

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En 1997, j’écoutais du Smashing Pumpkins. Je jouais au Playstation (pas le 2, le 3 ou le 4, je parle de la console d’origine… la grosse affaire!). Je clavardais sur mIRC, mais je n’utilisais pas encore le verbe «clavarder». En 1997, on t’chattait, en espérant que nos modems téléphoniques ne nous laissent pas tomber. En 1997, je ne buvais pas de bière, parce que j’avais 15 ans. Mais en 1997, la Barberie en brassait. Déjà!

La Barberie n’est pas la première microbrasserie au Québec, mais elle fait certainement partie de la deuxième vague microbrassicole qui a déferlé sur nos papilles vers la fin des années 90 avec, entre autres, Saint-Arnould (1996) et la Microbrasserie Charlevoix (1998). Déjà, nous savions que les années 2000 allaient nous en faire boire de toutes les couleurs.

En 1997, Bruno Blais (un barbu mythique de la scène brassicole québécoise) ouvrait grandes les portes de La Barberie avec ses deux acolytes. Aujourd’hui, la brasserie est passée entre d’autres mains, mais l’engagement social et le désir d’offrir une belle sélection de bières demeurent au cœur des préoccupations et des priorités de la coopérative de travail. Et quand je parle de sélection, je ne parle pas à travers ma barbe (poudoum tish). Une soixantaine de bières sont en rotation sur les pompes du salon de dégustation du quartier St-Roch à Québec. Il y a de quoi satisfaire les papilles les plus dégourdies, toujours en quête de nouvelles découvertes.

Et savez-vous ce qu’il y a de plus beau dans toute cette histoire? C’est qu’une dizaine de produits (réguliers ou saisonniers) sont embouteillés et distribués un peu partout au Québec dans les commerces spécialisés et dans les épiceries qui offrent, de plus en plus, des bières de microbrasseries. Il y a aussi des brassins limités (généralement aux alentours de 3500 bouteilles) qui sont lancés de temps à autre depuis environ deux ans.

En parcourant mes carnets de dégustation, je suis retombé sur mes notes concernant justement l’un de ces fameux brassins limités : une Double Red IPA. Je vous laisse rêver là-dessus.

Vêtue d’une robe rougeâtre au col mousseux couleur crème, cette rousse luxuriante présente un nez herbacé avec une touche de cassonade. En bouche, une amertume coriace et résineuse – mais paradoxalement éphémère – finit par se perdre dans la douceur du malt caramel. L’alcool (8%) est bien dissimulé et il ne subsiste qu’avec subtilité en arrière-goût.

De la poésie liquide, je vous dis. Surveillez les brassins spéciaux chez vos détaillants spécialisés préférés. Sinon, vous pouvez toujours passer au salon de dégustation à Québec pour déguster l’une des nombreuses bières en rotation. Qui sait, peut-être pourrez-vous arracher quelques infos privilégiées sur les prochaines exclusivités à être distribuées.

Trois choses que j’ai particulièrement appréciées de La Barberie :

1)      La terrasse paisible, le wifi et la possibilité d’y apporter son lunch

2)      La variété de bières (fûts et bouteilles)

3)      La disponibilité de plusieurs produits en bouteilles partout au Québec

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