Art sur lie

18 septembre 2014 1h00 · Microbrasserie La Barberie

alice-madLapin

Photo : Claudia Tremblay

Depuis près d’un an, la microbrasserie La Barberie a un nouveau commissaire dédié aux expositions d’art visuel qui se retrouvent sur les murs de son salon de dégustation.

William Garant n’était pas nécessairement prédestiné à faire découvrir de nouveaux artistes à la clientèle de La Barberie, mais c’est un passé d’amateur d’art visuel et de musique, ayant côtoyé de nombreux artistes lors d’un emploi précédent au Cercle, qu’il met de l’avant dans sa recherche de nouveaux talents. «Au début, je tenais à choisir [les œuvres] pour garder l’œil sur ce qui passait sur nos murs et que ça fitte avec notre clientèle, et que ça intéresse l’artiste aussi. Depuis que je choisis, ça semble bien aller, alors tant mieux si j’ai l’œil!»

S’il admet piger avant tout dans ses ressources pour trouver le matériel le plus intéressant à exposer, les artistes sont aussi invités à soumettre leur candidature pour que leurs œuvres se retrouvent sur les murs de la microbrasserie de Québec: «Ce qui est le fun, dans une brasserie, c’est que ça démocratise l’art visuel, au sens où ce n’est pas tout le monde qui court les expositions. Prendre une bière, ça permet quand même de voir un paquet de bons artistes qui passent ici. Dans les dernières expositions, ils ont tous vendu des œuvres.»

Si la popularité des lieux fait en sorte que de nombreux néophytes de l’art visuel côtoient des artistes en herbe, l’intérêt chez les premiers est assez fort. Garant révèle même que lors des dernières expositions, les artistes ont vendu un nombre impressionnant d’œuvres. On retrouvait, au cours des derniers mois, les créations de Virginie Roy, les sérigraphies et aquarelles de Claudia Tremblay et les dessins naturalistes au crayon de bois de Sophie Michaud. «Dès le départ, c’était pour donner une vitrine aux artistes d’ici», confirme Garant lorsqu’on s’enquiert des intentions de la coopérative de travail derrière cette démarche. «C’est le fun pour nous aussi de changer de décor, tout simplement.»

«Les trois dernières ont vraiment enjolivé la brasserie. On les a même gardées plus longtemps, admet Garant. Normalement, ça dure un mois, mais ça m’arrive de retenir les œuvres un peu plus longtemps, car ça plaît au public et ça fait une belle visibilité.»

Bien que l’horaire des expositions soit complet pour les prochains mois, il y a toujours la possibilité de soumettre sa candidature ou de retenir l’œil aiguisé de William Garant. Au cours de l’automne et de l’hiver prochains, on pourra donc côtoyer les dessins de Philippe Girard et les photographies d’Étienne Béland.

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