Camaraderie culinaire

4 mars 2015 14h35 · Frères de la côte

Frere de la cote-2537

Que ceux qui croient que le nom des Frères de la Côte vient du fait qu’il est tout près de la côte de la Fabrique soient détrompés : le resto s’inspire, tant pour le nom que pour l’esprit, d’une vieille confrérie de flibustiers… de la vraie cuisine pirate!

« Les vrais Frères de la Côte ont existé il y a environ 500 ans, ça ne date pas d’hier! C’était un regroupement de boucaniers et de flibustiers de toutes origines, des Anglais, des Espagnols, des Hollandais aussi, qui fuyaient les guerres civiles et les persécutions religieuses, qui ne voulaient pas obéir à un roi. Ils écumaient les côtes, d’où le nom, et les trésors étaient redistribués à tous, un peu à la manière d’un Robin des Bois des mers! Ils ont formé une fraternité d’hommes libres autour de trois valeurs essentielles : la solidarité, l’amour d’une vie sans contraintes et l’égalité », raconte avec enthousiasme Philippe Dehaye, le propriétaire du resto du même nom.

Ça, c’était pour la minute d’histoire. Le nom des Frères de la Côten’est pas qu’un hommage historique à une confrérie légendaire et un peu obscure, il lui emprunte aussi un certain esprit. « Pour faire le pont, je dirais que nous sommes nous aussi ouverts à toutes les cultures et à toutes les origines, autant dans le service que dans l’assiette », explique le proprio. « Dans l’équipe du restaurant, il y a peu d’élus! Mon équipe m’est fidèle, il y en a qui en font partie depuis 10, 15, voire 20 ans. L’esprit de camaraderie est bien là. J’aime bien faire le lien avec mes amis : ce n’est pas parce que je suis le boss que je ne frotte pas le plancher! »

Les différentes influences se trouvent aussi dans le menu, alors qu’on navigue entre la France, l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie. Depuis le déménagement (en face de l’ancien local, sur la rue Saint-Jean), les plats ont été revisités, certains sont nouveaux, mais les classiques sont restés, avec une twist. Pas question de faire disparaître la bouillabaisse, la bavette de cheval à l’épouvante ou le foie de veau paysanne. Mais Philippe Dehaye, fier du talent de son nouveau chef, invite les habitués comme les nouveaux à tester le foie gras de canard sous vide, les tapas et la tarte à la lime des Keys en verrine, « le hit qui a surpassé tous les autres desserts ». Faudra le prendre au mot.

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