Côté Gars - Boutique culinaire

Côté gars : la bouffe simplifiée

21 août 2017 0h00 · Côté Gars - Boutique culinaire

Lorsque Virginie Guévin-Lemoyne a imaginé Côté Gars, sa boutique culinaire ultime, elle n’a pas eu à chercher bien loin pour trouver son client idéal: son propre chum, qu’elle représente en rigolant comme l’homme typique, celui qui aime la simplicité, autant dans la vie que dans la cuisine.

Elle a pensé son offre en conséquence avec son concept de one stop shop, qui regroupe sous un même toit – et dans un enrobage bien mâle – accessoires de cuisine, comptoir lunch, vins et bières de microbrasseries, mets préparés, produits fins et petits cadeaux.

«Tout est par deux chez moi. Tu choisis entre A et B. Ne me demande pas lequel est le meilleur: il s’agit de mes deux coups de cœur. Pour le café, c’est 47th Parallel ou la Brûlerie Mlle Café. Plus que deux choix et les gars sont mêlés. En fait, les clients en général!», avoue Virginie dans un grand éclat de rire.

Reprendre le contrôle de la bouffe

En amont de l’ouverture qui a eu lieu en novembre 2015 à Mont Saint-Hilaire, la jeune maman a été ébranlée par plusieurs divorces dans son entourage et la réalité grandissante du «une semaine sur deux». Loin d’encourager les préjugés sexistes d’un bord ou et de l’autre, elle est cependant d’avis que les femmes continuent à ce jour d’assumer la prise en charge de l’alimentation dans la majorité des foyers…

D’où son désir de créer un espace où ces messieurs pourraient se sentir à l’aise de reprendre le contrôle de la bouffe. «Je m’attendais à accueillir 60% de gars et 40% de filles. Finalement, c’est plutôt l’inverse, quand ce n’est carrément pas un papa qui vient acheter une quiche à la demande de maman.»

Virginie n’a pas peur de ses opinions et le simple fait d’avoir voulu créer un espace brandé pour hommes lui a attiré des commentaires acerbes de certaines clientes, qui se sont senties exclues du concept. «Est-ce les hommes qui ne prennent pas leur place dans cet aspect de la vie familiale, ou les femmes qui les empêchent?», demanda-t-elle avec aplomb.

Selon elle, les femmes se sentent facilement coupables: «Si je ne fais pas mon pâté au poulet moi-même, je ne suis pas une bonne mère!» Mais au fond, il n’en tient qu’à elles de sortir leur côté gars… Et d’opter pour la facilité.

Côté Gars
290, boulevard Sir-Wilfrid-Laurier – Mont Saint-Hilaire
450 281-4277
cotegars.com

Texte: Héloïse Leclerc

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