Des fourrures écolos

10 octobre 2017 0h00 · Bilodeau Boutiques

Les ventes mondiales de fourrure ont presque triplé entre 2011 et 2015 pour atteindre plus de 40 milliards de dollars, selon la Fédération Internationale de la Fourrure. Cet attrait accru pour la fourrure répond à une envie de nature chez des consommateurs.

Pour Marco Tremblay, superviseur des boutiques Bilodeau de Québec et de Montréal, la fourrure est écologique : « Une fourrure est 100% naturelle, elle ne contient pas de dérivés de pétrole polluants comme les textiles synthétiques. Et aucun enfant du Bangladesh n’a travaillé dessus. »

En plus d’être naturelle, la fourrure est durable. Bien entretenue, elle peut rester belle 25 voire 30 ans. Les articles en fourrure qui ne sont plus portés peuvent également servir à confectionner d’autres produits.

« Nous recyclons des manteaux en accessoires, comme des mitaines ou des coussins, et nous remodelons aussi des manteaux en fourrure dont la coupe est démodée, afin de leur donner un style plus moderne », explique Marco Tremblay. Ça fait plus de trois décennies que son entreprise oeuvre dans le domaine de la fourrure.

Éviter le gaspillage

Tout est fait pour valoriser au maximum la fourrure mais aussi l’ensemble de la bête. « C’est un signe de respect de l’animal », ajoute Marco. Par exemple, pour les castors, les glandes entrent dans la composition de parfums, les queues de castor sont utilisées pour fabriquer des accessoires en cuir, la viande sert notamment à nourrir les loups d’un parc animalier et les dents ainsi que les griffes sont revendues à des créateurs de bijoux artisanaux.

Au final, porter de la fourrure et aimer les animaux est tout à fait compatible, pour Marco Tremblay. « Les animaux ne sont pas parqués dans des enclos comme les boeufs d’élevage, indique-t-il. Ils ont vécu librement dans la nature et n’ont pas été piégés de façon barbare. »

La pratique de la trappe est très encadrée. Les pièges sont conçus afin d’éviter de faire souffrir les animaux, et les lois ainsi que les quotas sont décidés afin d’assurer un renouvellement des espèces. D’ailleurs, ça fonctionne puisque les populations de coyotes et de castors ont fortement augmenté ces dernières années, au point que les coyotes n’hésitent pas à s’approcher des villes et que les barrages des castors contribuent à causer des inondations.

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