La diversité montréalaise dans les assiettes

3 janvier 2017 0h00 · Auberge St-Gabriel

Avec près de 7 000 restaurants dans son agglomération, Montréal est l’une des villes les plus dynamiques d’Amérique du Nord en termes de restauration. La ville est en effet un vrai pôle d’effervescence culinaire, où la restauration représente même 25% des dépenses touristiques, selon des données de Statistique Canada.

L’attractivité de ce marché gastronomique est donc indéniable et les chefs québécois n’ont rien à envier aux autres grands noms de la cuisine mondiale. Mais l’un des éléments qui participe à cette popularité est une caractéristique de l’identité montréalaise: la diversité. En véritable porte d’entrée du continent, Montréal se nourrit de saveurs du monde entier.

«Tous les pays et toutes les grandes villes n’ont pas la chance d’avoir une telle diversité culturelle. Il faut retravailler la cuisine traditionnelle et même s’il y a toujours une part canadienne et québécoise dans ce que l’on propose, nos chefs sont plus portés sur une cuisine internationale», analyse Suzanne McKenna, responsable du développement des affaires à l’Auberge Saint-Gabriel.

«Choc des cultures»

Même dans cet établissement qui est une institution locale – «plus vieille que Montréal elle-même», assure Suzanne -, l’ouverture internationale a conquis la cuisine. Si l’équipe est à majorité québécoise, le chef Ola Claesson est suédois et la sous-chef Nongyao Truadmakkha est originaire de Thaïlande.

«Il y a beaucoup de travail d’équipe et on ne met pas en avant le chef. La star de l’auberge, c’est l’auberge. Mais cette diversité se ressent dans les plats qu’on propose. C’est l’fun, c’est comme un choc des cultures; ils gardent leur identité tout en s’adaptant à la cuisine québécoise», s’enthousiasme la responsable du développement.

L’Auberge Saint-Gabriel a souvent su donner sa chance à des profils atypiques: dans cet univers de la haute gastronomie où les femmes chefs sont malheureusement trop souvent oubliées, l’établissement avait auparavant confié sa cuisine à Émilie Rizzetto. La chef est désormais aux commandes d’un restaurant ouvert par l’Auberge à l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau.

«Tout le monde fitte à l’Auberge, assure Suzanne. Ce n’est pas une volonté, mais c’est un lieu qui bouge beaucoup et c’est cela qui a formé une équipe si internationale et diversifiée…»

Auberge Saint-Gabriel
426, rue Saint-Gabriel – Montréal
514 878-3561
aubergesaint-gabriel.com

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